Graff vs Street-Art : Toulouse Métropole recrute

Si la Métropole a plutôt l’habitude d’avancer à visage découvert en matière d’urbanisme, elle sait aussi progresser masquée en achetant le soutien et le silence de ceux et celles qui mettaient autrefois de la couleur dans la ville, avec l’objectif de faire entrer Toulouse dans le cercle des cités européennes branchouilles mais propres. Aujourd’hui dans le graff l’esthétique remplace peu à peu le message, phénomène contribuant à vider de sa substance une activité qui, il y a peu, était une manière de s’approprier les espaces sans en demander l’autorisation.

« La métropole toulousaine première sur la censure. Après de nombreuses campagnes répressives contre l’expression des habitant.es de la ville, elle innove en ayant recours à des mercenaires. Ainsi elle fait d’une pierre deux coup, elle se valorise sur le marché des métropoles branchées et fait taire les voix dissonnantes. C’est gagnant-gagnant mais peut-être pas pour tout le monde.

Le 24 juillet 2019 une fresque de « street art » est inaugurée sur les bords du périphérique toulousain au niveau des Ponts Jumeaux. Le projet est réalisé suite à un appel municipal auquel ont répondu dix artistes locaux. A priori, la collaboration semble peu cohérente avec la guerre menée depuis plus de vingt ans par la mairie de Toulouse contre les inscriptions urbaines […] »

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Samedi colère

Quelques-un.e.s du collectif étaient présent.e.s samedi dernier à la manif Gilets Jaunes à Toulouse.

Contre Euralille/AntiTeso

Rencontre le mardi 15 octobre à la librairie Terra Nova avec les éditions des Étaques autour du livre Contre Euralille : une critique de l’utopie métropolitaine, et des membres du café Anti-Teso.

À Lille, les promoteurs et décideurs passent outre la vie des habitant.es pour asseoir leur utopie métropolitaine : celle de la négation d’un lieu. À l’heure où les banderoles se hissent dans le quartier Bonnefoy contre le projet de destruction du quartier, les parallèles sont évidents. Construisons ensemble des « expérimentations capables de nous rendre un pouvoir sur la ville ! ».

Mobilisation autour de la boutique solidarité

Mardi 17 septembre plus de 200 personnes s’étaient mobilisé.e.s pour porter la parole de la boutique solidarité de la rue des jumeaux auprès de la Métropole. L’objectif était de sensibiliser les pouvoirs publics sur la nécessité de ce type de structure, rare point de repli pour les précaires du quartier mais qui subit de plein fouet les effets d’un quartier abandonné par la Municipalité. Pour protester, le personnel de la boutique n’avait d’autre choix que de baisser le rideau jusqu’à l’octroi par les services publics d’un nouveau local. Pour suivre la journée.

Les vacances sont terminées. Place à la lutte.

Quelques semaines ont suffi pour voir la situation se dégrader encore plus dans le quartier Bonnefoy. Les poubelles ne sont plus ramassées, les rats envahissent les trottoirs, il n’en faut pas davantage pour servir d’alibi au projet TESO. Les expulsions se poursuivent, des maisons sont en vente.
La situation délétère du quartier a eu raison de la boutique solidarité de la rue des jumeaux. Ouverte depuis 1995, elle était tenue par une demi-douzaine de personnes qui y bossaient chaque matin afin d’accueillir tout.e.s celleux en situation de précarité, enfant, adulte, homme, femme. La dégradation du quartier constatée depuis trois ans mais qui s’est bien accélérée depuis un an a, bien évidemment, un impact sur les plus fragiles, celleux qui vivent dans les squats ou bien dans la rue. Les problèmes de violence augmentent et cette petite équipe se retrouve à essayer de régler tous les problèmes, des conflits entre les proxénètes violents et les filles, des cas de mineur.e.s agressé.e.s sexuellement, sans compter tous ceux liés à la drogue. Le conseil d’administration et la direction ont décidé de ne plus prendre la responsabilité de bosser à cet endroit. La boutique est fermée depuis fin juillet et n’ouvrira qu’à la condition de pouvoir assurer ses missions dans des nouveaux locaux adaptés pour accueillir les 100 à 120 personnes qui s’y rendent chaque matin. La lutte est engagé pour rester dans le quartier de la gare. Mais au lieu de galérer à chercher des locaux, c’est plutôt la mairie de Toulouse qui devrait pouvoir les loger de manière décente dans la zone où elle détient près de 50% du fonciers par l’intérmédiaire de l’EPFL.
En passant elle pourrait s’occuper aussi du ramassage des poubelles plutôt que de repeindre les murs en gris. Ce serait certainement plus efficace contre les rats. Il est insupportable de voir le Jean-Luc Moudenc multiplier les sorties médiatiques pour une ville « plus verte » quand dans la réalité les pouvoirs publics attaquent de front notre cadre de vie.
La pause estivale est terminée et nous revoilà plein de force et d’entrain pour empêcher la dégradation de cette ville en métropole standardisée. Si vous voulez nous donner un coup de main ou, tout simplement, vous informer sur le projet, l’AntiTeso Café se réunit toujours au 3 rue des cheminots les premiers mercredis du mois.

 

La rentrée du Café

Coucou à tout.e.s, c’est la rentrée. Le Café Antiteso reprendra le 4 septembre prochain, même lieu, même heure. Ce sera l’occasion de discuter des conclusions du rapport de la commission de l’enquête publique qui, comme on pouvait s’en douter, a validé le projet mais aussi de ce que nous pouvons faire pour essayer d’enrayer la machine. A très vite.

TESO : résultat de l’enquête publique, ben c’est ok pour la commission…

…mais pas pour nous.

La commission nommée par le Tribunal Administratif de Toulouse a rendu son avis suite à l’enquête publique qui s’est déroulée du 14 mars au 30 avril 2019. Cette enquête comprenait cinq objets sur lesquels les toulousain.es. étaient appelées à se prononcer :

  • la déclaration d’utilité publique (DUP)
  • la mise en conformité du plan local d’urbanisme (PLU)
  • l’enquête parcellaire pour expropriation
  • le classement et le déclassement des voiries dans le domaine public
  • le permis de construire de l’Occitanie Tower.

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Dessine-moi Toulouse : le bâtiment Lapujade

L’équipe lauréate du COL (mandataire) et de l’architecte AR 357 organise une réunion publique mais un poil privée quand même puisqu’il faut s’inscrire (voir ci-dessous), afin « d’informer et d’échanger » sur ce projet d’envergure.

Cette réunion se déroulera le jeudi 4 juillet de 18h30 à 21h00 à la Maison de quartier Lapujade, 5 rue Michel-Ange, 31500 Toulouse.

Afin de participer à cette soirée, il faut s’incrire par courriel à l’adresse suivante : commercial@le-col.com

Repas de quartier – 30/06/2019

L’îlot Saint-Laurent/Cheminots est menacé de destruction. Faisons-le vivre contre leur projet mortifère. Après le repas on dansera dans le jardin Michelet.