Kebab-Proj – Dans 10 jours ou dans 10 ans – 27 juin

L’AntiTesoCafé vous invite à une nouvelle projection. Cette fois-ci, le documentaire « Dans 10 jours ou dans 10 ans ».

Comme tous les quartiers jouxtant les grandes gares internationales, le quartier du Midi, à Bruxelles, est en proie à de profondes mutations. En termes officiels, une « revitalisation urnaine », pour d’autres un nettoyage social.

C’est maintenant au tour de Toulouse de prendre sur la tête les foudres des promoteurs. N’attendons pas les buldozers pour nous organiser.

Et a déguster, des Kebabs vegans !

Le 27 juin 2017, au 4 avenue de Lyon.

Viendez nombreuses !

INAUGURATION de la Maison de Quartier « La Fabuleuse » de Bonnefoï

Depuis plusieurs années déjà, Bonnefoy et ses alentours connaissent des attaques répétées de promoteurs, urbanistes et autres politicards de gauche comme de droite. Bulldozers, pelleteuses et machines de chantier sont devenues habitudes ; le voisinage a bien changé… Les maisons sont murées, les habitant-es expulsées et les commerces expropriés ; on assiste pas seulement à la destruction d’un quartier mais aussi à celles des vies qui y habitent. Tout ça pour y installer bureaux, bourgeois.es, trader.s et immeubles d’affaires…
C’est donc bien la lente agonie du faubourg qui est mise en place par les pouvoirs publics.

Face à cela, réapproprions-nous les espaces du faubourg aujourd’hui laissés à l’abandon, pour y mettre de la vie et les ouvrir sur le quartier.

Les 2 et 3 juin nous inaugurerons la Maison de Quartier La Fabuleuse, un lieu ouvert à toutes et tous où l’argent n’est pas une barrière, où les rencontres se font autrement qu’à cause d’un échange monétaire, tout en essayant de faire ensemble attention aux rapports de domination qui nous traversent.

Chaque personne en ayant l’envie, est invité à faire vivre ce lieu, en participant a son organisation, en proposant des activités ou tout simplement en venant y passer du temps !
Un ensemble de projets y seront possible et à construire ensemble : activités pour les enfants, espaces jeux de société, café, aide aux devoirs, une bibliothèque, de la boxe, des fêtes de l’actualisation pole emploi, des lotos, des cantines et bouffes solidaires, des rendez-vous d’autodefense administrative et juridique, des concerts, des cafés anti-teso, des projections, des discussions…
Occuper un bâtiment, le retaper, le faire vivre afin d’en faire un lieu de rencontres, pouvoir y faire des ateliers et activités, partager un café ou un repas, s’entraider, partager nos colères, se sentir moins seules face aux galères en tout genre, faire la fête, bref avoir un espace pour faire ce qu’on veut comme on veut sans rien demander à personne.

Tout commence ! Journées d’inauguration :

Samedi 2 juin, rendez vous à 15h au jardin michelet, aka parc de bonnefoï, pour une après midi de jeux et de joie.
Crêpes et boissons, jeux pour enfants, musique, ballons et confetti. La fête se déplacera ensuite en déambulation fabuleuse afin d’inaugurer la nouvelle maison de quartier.
Retrouvons nous-y pour la découvrir, la faire vivre et l’occuper ensemble.

Dimanche 3 juin, à 15h, retrouvons nous à nouveau à la maison de quartier pour LA Grande AG afin de discuter ensemble de l’organisation du lieu !

Soyons nombreuses !

Que la fête commence !

Pizza-proj – 23 mai – La punta

L’AntiTesoCafé, vous invite à une pizza-proj le 23 mai 2018 à 20h, dans la cour du 4 avenue de Lyon.

Au programme pizza prix libre et le documentaire la punta où l’on découvrira l’histoire de la lutte contre la destruction d’un quartier à Valencia, Espagne, par ses habitant.e.s.

De quoi s’inspirer. Echanger. Découvrir.

Quelques repères bibliographiques

Tu trouveras ci-dessous quelques sources documentaires relatives à la ville, à l’urbanisme, à la métropolisation, à la gentrification. La liste n’est pas exhaustive et sera alimentée progressivement.

Urbanisme et ordre, Miguel AMOROS
Retour sur l’urbanisation en Espagne que l’auteur sépare en trois périodes : l’urbanisme bourgeois, l’urbanisme à outrance et l’urbanisme totalitaire. Extrait : « Les nouvelles méthodes urbanistiques tâchent d’effacer les traces historiques, d’organiser l’oubli. Si l’urbanisme outrancier mit du temps à éliminer les derniers signes des combats livrés pa les anciens habitants contre les classes qui les opprimaient, l’urbanisme totalitaire actuel, qui planifie en grand, change l’identité de ville comme de veste. »

La rue sous haute surveillance.
Extrait du journal Tic-Tac n°8 de mars 1997. Lien
De 1750 à nos jours, évolution de la ville depuis l’époque où les gens vivaient dans la rue et en centre-ville jusqu’à aujourd’hui, où les rues ne sont plus que des voies de circulation.

Retour de l’usine. Le territoire, l’architecture, les ouvriers et le capital.
P.V. Aureli. Traduit de l’italien par Valerio Starita. Lien

Lutte des classes et aménagement du territoire.
Collectif. Lien

Nothing to lose !
Texte écrit par un compagnon français de passage à Bristol lors des émeutes du quartier Saint-Paul en septembre 1986. Lien

Urbaniser pour dépolitiser
J.P. Garnier. Lien

Prenons la ville
Lotta continua. Lien

Un espace indéfendable.
J.P. Garnier. Lien

Métropole, mon amour…

Une émission de Brasero où l’on parle de métropolisation en général et de TESO en particulier. Avec un technocrate qui raconte pas mal de chose sur les futurs travaux…

http://www.canalsud.net/?brasero-Metropole-mon-amour

Brasero, Brassage radio, aujourd’hui on colle à l’aire du temps et on s’écrie en cœur : Métropole mon amour !

C’est fini d’habiter la ville maintenant nous habitons la métropole. Fini la province, nous voilà au cœur du pouvoir, au cœur du progrès, au cœur du futur. L’inflation du discours sur l’urbain marque les politiques municipales qui ont décidé de passer aux choses sérieuses, pour maximiser les profits des un.e.s et l’exploitation des autres.

La métropole est à l’air des services ce que l’usine est à l’air industrielle : l’organisation méticuleuse de nos déplacements, de nos positions et de nos gestes. Pour que s’accumule sans fin le capital des rois de la mine et du rail. Qui, aujourd’hui, comme hier ne font rien d’autre que de dévaliser le travail.

Après un petit explicatif de la métropole nantaise on partira faire un tour de métro ce faisant on rencontrera TESO et d’autres projets fou. On ne ratera pas l’arrêt conte pour la suite et fin de « Mélusine et des sorcières au placard à balai ».

 

Bonne écoute !

Bordéliser la concertation.

Ce mardi avait lieu la réunion publique de « concertation » du projet Toulouse EuroSudOuest (TESO). L’occasion rêvée de venir gueuler aux élites locales ce qu’on pense de leur projet de destruction de Toulouse, de rappeler qu’on n’a rien à négocier avec ces immondices encravatées et de tourner au ridicule leur mascarade démocratique auquel de plus en plus de monde ne semble plus croire. Retour sur une soirée officielle bordelisée dans la joie et la bonne humeur.

Mardi 13 mars, enfin la concertation publique. On est content·e·s, ça fait un moment qu’on l’attendait, surtout que les travaux ont déjà bien commencé.Retour ligne automatique
17h30, quelques personnes se retrouvent et échangent quelques pistes pour empêcher la tenue de cette mascarade.

Mise en bouche
On s’avance par petits groupes vers la grand-messe organisée aux Espaces Vanel (au dernier étage de l’arche de la médiathèque). Démocratiquement, ça commence bien, on est rassuré·e·s : à l’entrée des cars de flics et des vigiles. On est sommé d’ouvrir nos manteaux et nos vestes (ceintures d’explosifs obligent) avant de monter par groupe dans l’ascenseur jusqu’au sixième étage. Là-haut le comité d’accueil est à la hauteur : fouille des sacs, confiscation de divers objets dont une poêle (si, si…) et bien sûr, brigade de flics. La démocratie est bien encadrée. Les bleus s’agitent un peu en reconnaissant certains visages : « Il nous faut des renforts ! ». Va falloir être à la hauteur de leurs attentes ! Dans la salle, 500 personnes et pas mal de cerbères de noir vêtus surveillant la marée de cols blancs. Comme c’est toujours une concertation démocratique, des guides identifié·e·s par leurs petits badges TESO nous invitent à faire part de nos doléances dans une urne posée pour l’occasion. Trois vidéoprojecteurs sont alignés dans la salle ainsi que des centaines de chaises plutôt confortables. Une équipe de cameramen est là pour immortaliser la cérémonie. Mais la salle est à moitié vide. L’ambiance a pas l’air hyper marrante, il faut faire quelque chose.

Dawa
La présentation commence enfin dans l’antichambre de l’argent et de son pouvoir. Après quelques minutes d’une vidéo de synthèse aux allures de pub pour yaourt nous présentant une ville qu’on ne reconnait pas, la médiatrice de la soirée commence son show, nous le nôtre. Alors qu’elle se meut sur le devant de la scène, introduisant les différents agents de la destruction, on se libère de notre ataraxie ! On invective, on gueule, et c’est jouissif de voir tous les visages faire un 180 degrés a la vitesse d’un TGV pour tomber sur nos vilaines ganaches. On injecte un peu de vie dans ce pâté de riches en croûte !

Durant près d’une heure et demie, on n’entendra rien de ce que Moudenc, Garès, et autres Busquets voudront dire et on peu se vanter aujourd’hui que cela soit de notre fait. « Mais elle est où, mais elle est ou, mais elle est ou la LGV ? », « Escrocs ! », « Et les pauvres ? », « Tu prends combien toi Busquets ? », « T’es content Jean Luc, t’as la plus grosse ?! », « Et toi, t’habites où Jean-Luc ? »… Les costards rechignent, la réunion est absolument inaudible. D’ailleurs on le dit, haut et fort comme le reste « Laissez-les parler ! », « On n’entend rien ! ». Mais rien à faire, il semblerait que la puissance vocale soit de notre côté, Jean-Luc et son micro n’arrivent pas à rivaliser… Allez passe le mic MC Jean-Luc ! Sur leur tribune, les cravatés ont des gueules d’enterrements. Zbeul 1 – Technocrates 0.

La farce de la concertation
Au moment des questions réponses, certaines associations expriment leur mécontement : absence d’écoute, aucune prise en compte de leurs remarques, poudre aux yeux. Les déçu·e·s de l’illusion démocratique s’expriment longuement. Certain·e·s semblent comprendre qu’on ne veuille pas, une fois encore, entendre les boniments de cette clique de pourriture en costard.

Dans le public les réactions varient. On a vu des gens râler, mais peu. On a vu des enfants chanter et pas mal de monde sourire. Des personnes venues nous confier que bien qu’étant rester silencieuses, elles n’en pensaient pas moins. Faut dire que c’était un peu morne cette histoire, la gentrification, même bien vernie, ça rase et détruit. On était pas là pour quémander des modifications dans le projet TESO, on connaît sa stratégie d’éviction des pauvres, et on avait pas particulièrement envie d’en entendre plus, on voulait juste saboter leur mascarade. Et à vrai dire, on a trouvé ça plutôt sympa.

Reste qu’on ne s’illusionne pas, le projet TESO, son pôle multi-modal et sa tour méprisante continuent leur chemin et c’est à nous de le prendre de court…Retour ligne automatique
Retrouvons-nous, discutons, sabotons la machine à gentrifier !

Anti Teso Café, 2eme édition

Ce mercredi 7 mars, deuxième édition de l’Anti Teso Café,

Rencontres, discussions, affiches, sérigraphie et projection !

18h-21h, à l’atelier des cheminots, 3, rue des cheminots, Bonnefoy, Toulouse

Affiches, stickers, visuels en tout genre

A l’anti Teso Café ça fourmille dans les cervelles et les paluches, quelques visuels … A diffuser, imprimer, coller.

Pour boire un coup, causer, raler contre les puissants, promoteurs et politicards, se passer d’eux, se rencontrer, trouver des complices y’a l’Anti Teso Café, tous les premiers mercredi du mois, 18h-21, à l’atelier des cheminots, 3, rue des cheminots.

AntiTesoCafé – 1ère édition

Tous les premiers mercredi du mois à l’atelier des Cheminots, du thé et du café autour desquels discuter et se retrouver de la ville qui change, sans nous, contre nous.

18h/21h, à l’atelier des cheminots, 3 rue des cheminots

Un rendez vous mensuel et pérein.