Retour sur la rencontre Contre Euralille / AntiTeso – Librairie Terra Nova – 15 octobre 2019

Assemblée bien garnie pour cette présentation du bouquin Contre Euralille. Des contributeurs, seul Antonio Delfini sera présent, Rafael Snoriguzzi étant empêché. Le débat est modéré par A. d’Antiteso qui introduit la rencontre en faisant un parallèle entre le projet Euralille et celui de Teso à Toulouse.

Euralille est un quartier en périphérie de Lille. À la base, l’endroit était occupé par un bidonville, un habitat en autoconstruction d’environ 2000 habitants dans les années 1970. Tout n’était pas idyllique mais y régnait un réel esprit de communauté. Cet habitat a progressivement disparu, officiellement pour des questions de salubrité, officieusement pour servir de terrain d’exercice aux promoteur.e.s immobiliers.

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Contre Euralille/AntiTeso

Rencontre le mardi 15 octobre à la librairie Terra Nova avec les éditions des Étaques autour du livre Contre Euralille : une critique de l’utopie métropolitaine, et des membres du café Anti-Teso.

À Lille, les promoteurs et décideurs passent outre la vie des habitant.es pour asseoir leur utopie métropolitaine : celle de la négation d’un lieu. À l’heure où les banderoles se hissent dans le quartier Bonnefoy contre le projet de destruction du quartier, les parallèles sont évidents. Construisons ensemble des « expérimentations capables de nous rendre un pouvoir sur la ville ! ».

La métropolisation ailleurs : EuraLille

La métropolisation c’est pas qu’à Toulouse. Antonio Delfini et Rafaël Snoriguzzi viennent de sortir Contre EuraLille, bouquin à charge contre ce projet dont l’unique but est de défoncer la ville pour le profit de quelques-uns qui, désormais, ne s’embarrassent même plus de faux-semblants mais affichent clairement leur cynisme.

Extrait : « L’idéologie de la métropole, c’est la pensée qui accompagne cette réorganisation économique et politique. Pour les tenants de ce discours, chaque ville est un produit à positionner sur le marché des métropoles nationales et internationales. Pour concurrencer sa voisine, chaque métropole doit donc tenter de jouer de ses avantages comparatifs, de marchandiser ses particularités locales dans la culture, le sport, la gastronomie, etc. – quitte à s’en inventer des factices. Tout ce petit jeu ne visant qu’un seul but : attirer les capitaux sur son territoire et les nouveaux cadres dans son centre-ville ».

L’article de CQFD termine par quelques pistes intéressantes pour, non seulement essayer de contrer ces projets qui s’effectuent sans nous, mais aussi pour commencer à réfléchir à une alternative viable, comme celle d’inventer une économie soustraite aux sirènes du high tech, penser une vie sociale libérée des flux aliénants, et redonner toute leur place aux architectures populaires et vernaculaires.  L’occasion de voir ailleurs comment ça se passe. Voir l’article complet de CQFD.